If the kids VS Ginette #1

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Il y a quelques temps, à la rédac de Ginette on reçoit un mail d’un label ayant pour nom Note A Bene qui nous propose de découvrir un groupe électro dans la tendance. On écoute, on se dit « Ah oui pas mal du tout, son sympa! » puis quelques recherches rapides nous indiquent que le groupe en question, If the kids est composé de deux ex-membres du mythique groupe de rock Silmarils. Alors, c’est mythique pour toi si tu as l’âge de la Ginette qu’on a envoyé, parce que bon, ça commence à dater, on a dû envoyer une trentenaire à l’entretien (comme quoi, ça peut servir! oui les trentenaires sont toujours employables)… Tu te souviens de Noir Désir? Ben Silmarils c’est grosso merdo la même époque

La rencontre s’est faite à Mains d’œuvres à Saint-Ouen où le groupe était en résidence. Notre Ginette a été reçu pendant les répètes. Bon, on n’a pas envoyé la plus naze, elle a réussi à se faire offrir une bière avant de profiter d’un showcase privé: 4 chansons rien que pour elle, et toutes écrites pour elle si on l’écoute… Alors, dans de pareilles conditions, il est évident que notre Ginette a mené de main de maître une fucking bonne interview.

Restitution.

Ginette : Alors, If the kids: Où? Quand? Comment?

Brice : J’avais des morceaux électro que j’avais envie de mettre sur scène, j’avais besoin d’une chanteuse. J’avais fait chanter un tas de chanteuses et un chanteur, et je me suis dit ben tiens, et si j’appelais ma copine Marine que j’avais rencontrée dans le théâtre et j’ai appelé mes potes Vince et Aymeric et voilà… J’ai monté ça un peu à l’arrache en 2009. On a mis mes morceaux électro en musique pour pouvoir les jouer saur scène.

Ginette : Apparemment le nom du groupe est un hommage à Sham 69.

Brice : Il est bon hein le titre ? Les Bérurier Noir ont fait une reprise à l’Olympia avec la meuf sur les épaules. Très bonne reprise.

Ginette : C’est bien Aymeric ton ancien compère Silmarils ?

Brice : Oui c’est ça.

Ginette : Puisque on parle de ça il y a un changement, une évolution musicale avec Silmarils.

Brice : Musicalement ? Ben on vieillit ! J’ai toujours kiffé l’électro. J’ai toujours été DJ bien que j’ai fait du rock. J’ai toujours adoré faire bouger les masses. Après, faut essayer de la jouer avec subtilité : c’est ce que j’essaie de faire avec mes collègues de If the kids, mes comparses du moment, mais oui y’a un grand écart.

Mademoiselle Marine : Après en fonction des personnes qui sont réunies, il y a forcément des choses différentes qui se passent. Je ne suis pas David, donc c’est obligatoirement différent. Non mais en plus c’était un groupe de garçons.

Brice : Sans parler d’être David, tu apportes simplement quelque chose de différent. Puis Marine n’a pas de moustaches… Oui un groupe de garçons… Mais puisqu’on en parle, Marine m’inspire beaucoup quand je compose. Je pense à elle réellement quand je crée. C’est une sorte de Muse.

Ginette : Tu connais Marine grâce au théâtre c’est ça ?

Brice : Oui, exactement. On était dans une troupe de théâtre. Moi je faisais de la musique, elle jouait.

Mademoiselle Marine : Du théâtre d’improvisation. On faisait des impros chantées. Il a entendu ma voix sur plusieurs registres différents parce qu’en impro justement l’idée c’est de varier les styles.

Brice : J’aimais ce qu’elle proposait mais j’aimais aussi sa présence. Et ce qui j’aimais chez Marine c’est que c’était une bosseuse, et on avait besoin de ça. Il fallait bosser la langue. Elle n’avait jamais chanté dans un groupe. Elle s’est hyper bien adaptée. C’est assez agréable, confortable même.

Mademoiselle Marine : Il faut dire que je suis quand même comédienne à la base.

Ginette : Oh mais ça se voit, tu incarnes ce que tu chantes. C’est intéressant, et ça marche. Tu chantes mais tu ne dégages pas que de la sueur. Tu proposes quelque chose d’intéressant. Pour moi ça fait une différence certaine avec les chanteuses qui servent d’habillage à la musique. 

Comment vous définissez le style du groupe ? Si y’a besoin de définir d’ailleurs.

Mademoiselle Marine : C’est un mélange à dominante électro. Rock, pop, hip hop à dominante électro. Pour moi l’intérêt c’est que c’est varié.

Brice : Oui le tronc principal c’est l’électro.

Ginette : Brice, tu es compositeur. Tu composes toutes les musiques du groupe ?

Brice : Ouais. Et l’auteur des titres s’appelle Gene Barbe. C’est un Anglais. Quand on a commencé, au tout début, on était avec un mec qui s’appelait JB et qui fait toujours partie de notre entourage, et lui dès le départ il voulait qu’on signe avec l’Angleterre. Il trouvait que les démarches en France étaient trop chiantes, trop compliquées, donc l’objectif c’était l’Angleterre. Sauf que, c’est bien de vouloir viser l’Angleterre mais si tu n’écris pas très bien tes paroles contrairement à une idée répandue, tu ne passes pas la Manche. Dans notre entourage on avait Gene, un mec un peu poète, un artiste avec qui Marine s’entend très bien sur ses histoires ça a matché. Il pense à elle quand il écrit, Marine se retrouve dans ses textes. Gene Barbe est un peu le 5ème membre du groupe.

Mademoiselle Marine : C’est un écorché qui apporte de la poésie mais aussi de l’engagement dans les textes, ce qui m’aide à interpréter quelque chose.

Ginette : Tu as besoin de textes profonds ?

Mademoiselle Marine : Tout à fait. C’est intéressant en fait. Notre musique est un peu pop, un peu légère et apporter des textes profonds, parfois un peu graves ou engagés apportent un contraste, contrebalance. C’est important pour moi parce que ça me pousse, parce que ça me nourrit. Sur scène, les paroles me portent beaucoup et m’importent tout autant que la musique.

Brice : Marine n’est pas une fille « simple ». Si on avait eu des textes de baltringues ça aurait été compliqué pour elle.

Ginette : Tu veux dire que ce n’est pas une chanteuse « prétexte » ?  Elle ne se contente pas de « Doudadidadada » ?

Brice : Noooon ! Je trouve qu’il y est bien qu’il y ait des textes à la hauteur de ce qu’elle veut : c’est cool. Je trouve ça très bien qu’elle puisse s’y retrouver.

Mademoiselle Marine : C’est tout à fait ça, je m’y retrouve, c’est vraiment important pour moi. Et comme je connais Gene, il n’est pas à côté de la plaque quand il écrit pour moi, même si bien sûr il imagine des choses et qu’il retranscrit parfois sa réalité. Je ne lui échappe pas et ça c’est rassurant.

Brice : Oui il écrit en pensant à toi, sait ce que tu veux, qui tu es. Et elle a raison sur l’ensemble : ça amène du sérieux à la légèreté du reste.

Ginette : Grosso modo, les textes parlent de quoi ?

Mademoiselle Marine: D’une femme qui fuit pour vivre son histoire d’amour parce qu’elle subit de la pression de la part de sa famille à cause du fait que son compagnon soit de religion différente ; acheter c’est obéir par exemple : ça dit bien ce que ça dit et je pense que c’est vraiment une question contemporaine, qu’on peut consommer autrement. Un fait divers aussi d’une femme qui meurt dans son appart et de fait manger par son chien.

Brice : De la solitude face à son écran aussi. « I need some company ». Une vérité du moment. C’est un très beau texte.

Ginette : Oui, tu peux avoir 1 000 amis sur Facebook et rester seul comme un con dans ta piaule…

Mademoiselle Marine, on disait tout à l’heure que tu as fait du théâtre. La musique, tu y viens comment ? Parce que Brice te  propose ?

Mademoiselle Marine : Je faisais de la musique à travers l’improvisation. Des metteurs en scène m’incitaient à chanter plus. De mon côté, j’écrivais des chansons en français, j’ai un peu composé aussi mais je n’ai jamais poussé très fort vers ça. J’ai plutôt besoin de gens autour de moi que moi de le faire. Par contre la scène, c’est juste une évidence pour moi.

Ginette : Oui, après c’est le support qui change ? Mais du coup c’est facile pour toi d’y  monter ?

Mademoiselle Marine : Non c’est horrible pour moi. Quand j’y suis c’est bon. Mais avant c’est juste une horreur. Je suis malade, morte de trouille mais ça devient un plaisir monstrueux quand je suis sur scène. J’ai quand même fait des stages de chant qui m’ont permis d’asseoir une assurance. Le fait d’être comédienne aide aussi. Je sais que j’ai une présence, je sais que je peux remplir l’espace. Ce sont des choses sur lesquelles je m’appuie. En termes de voix je ne suis pas encore très sûre de moi, ça va de mieux en mieux depuis le temps.

Brice : Elle est humble. Moi j’ai pas grand-chose à lui redire sur la voix. Elle parvient souvent à me bluffer sur scène, surtout quand on n’a pas des conditions optimales elle parvient à surmonter ça et elle est bonne. Je suis content. On progresse constamment.

Mademoiselle Marine : Le but, c’est de se faire plaisir et de faire plaisir aux gens. Au final on ne fait que de la musique. On se doit d’être généreux et de profiter de ces instants. C’est comme ça que je vis les choses. Il ne faut pas se prendre au sérieux. Il faut toujours essayer d’aller le plus loin possible pour ne pas décevoir, ne pas se décevoir soi-même.

Ginette : Bon, et on écoute quoi comme musique ?

Brice : J’aime le bon son, le rock. J’aime les White Stripes, j’aime Arctic Monkeys. Au delà de ça, j’aime toute la communauté Ed Banger, Breakbot,mais j’aime vraiment tout Ed Banger. J’aime les Daft Punk… J’aime l’électro française

Mademoiselle Marine : Quand j’étais ado j’écoutais du rock expérimental mais aussi PJ Harvey. Sinon du hip hop, du trip hop comme Portishead, PuppetMastaz.

Ginette : Quand on m’a présenté le groupe, on a mis en avant Lacoste et Kiabi.

Brice : Oui. Mais c’est normal, ce sont d’énormes annonceurs. C’est ce qui fait en fait notre promo, bien plus que tout ce qu’on a fait jusque là. Ce sont d’énormes annonceurs et ce sont eux qui sont venus chercher notre musique, ça dit implicitement que notre musique peut plaire. C’est certainement pour ça qu’on te met ça en avant.

Mademoiselle Marine : C’est une sacrée vitrine, avouons-le ! C’est une vitrine qui fait qu’on est entendu dans des endroits où l’on ne l’aurait pas été autrement. Enfin, j’imagine. Ça touche un public qui ne serait peut-être pas venu vers nous.

Brice : Dès que tu touches à ces médias là, tu deviens un héros tout de suite, c’est assez incroyable. Et on a de la chance parce que pour le coup, Lacoste et Kiabi sont de très grosses marques avec des plans média énormes. Leurs campagnes de pub coûtent des fortunes. Et ça ouvre forcément ailleurs. En ce moment, par exemple, chez Kiabi on reçoit des messages d’Espagne et d’Italie parce que la pub passe en Europe.

Mademoiselle Marine : Être choisi par des annonceurs comme ça, ça rassure aussi sur ce qu’on fait, ça rassure sur le fait qu’on est pro, ça permet d’avancer. Ça apporte du crédit, c’est rassurant. Pour moi ça veut dire qu’on va dans la bonne direction.

Ginette : Si je te parle de ça, c’est parce que je m’intéresse à comment on vit de la musique aujourd’hui. Dans les articles que j’ai lus, à un moment je vois que tu expliques que tu as essayé de bosser en indé et tu soulignes que c’est compliqué.

Brice : C’est vraiment très compliqué. Est-ce que tu veux qu’on en parle ?

Ginette : Avec plaisir, c’est pas des sujets qu’on aborde ou qu’on souhaite aborder alors que c’est important à mon sens et surtout, intéressant de pouvoir tenter d’avoir un aperçu de comment les choses fonctionnent dans l’économie de la musique aujourd’hui.

Brice : Au départ, t’es un peu obligé de fonctionner en indé. Toutefois, on atteint rapidement les limites, et quand je te dis « limites » je te parle d’argent. Sans argent y’a un moment où tu ne peux plus avancer. C’est malheureux, mais les frais de développement d’un groupe comme le notre sont colossaux. Bien sûr que tu peux attaquer en indé. En plus avec la pub on avait un apport qui a fait qu’on a pu faire des clips, louer des locaux pour répéter mais comme je te dis, tu finis par voir les limites, et assez rapidement. Et quand tu n’as plus d’argent, si tu ne passes pas à l’étape supérieure donc en major ou tout simplement avec des maisons de disques qui ont de l’argent et bien tu ne peux plus faire évoluer ton groupe. Ça devient très vite trop compliqué.

J’en conclus que vous bossez avec un label, c’est quoi ?

Brice : Il s’appelle Note A Bene. C’est un petit label indépendant où on a un peu d’argent, ils investissent.

Ginette: Je ne sais pas comment ils investissent mais une chose est certaine, en matière de comm ils assurent. Pour rencontrer If the kids, j’ai été contacté par trois personnes différentes, ça taffe !

Brice : Tu vois, ça fait partie des choses que je veux te dire quand je te dis qu’on peut vite avoir besoin d’un label. C’est très bien ! C’est un label indé qui joue le jeu, qui veut réussir. Tu sais, quand tu dois développer, promouvoir, tu es dans une temporalité réduite, donc quand tu y vas, tu tentes tout.

Ginette : Alors, j’veux pas qu’on croit que le focalise sur la pub, mais bon, on nous parle constamment de la crise du disque, qu’il faut repenser les modèles économiques du secteur etc. Ce que je veux dire, c’est que les gens achètent si peu de musique qu’il ne vous reste réellement que la pub et les festivals pour vivre ? Je vais faire simple. Scène électro française VS pub tu as : SebastiAn, Kavinsky, Gesaffelstein.

Brice : Mais oui Gaby ! On est dans une situation où les majors se battent pour placer leurs artistes en pub. Y’a 15 ans, tout le monde s’en tapait. On faisait de la musique originale pour les pubs. Aujourd’hui, c’est tellement un vecteur promotionnel important et gratuit, que les maisons de disque se battent pour placer leurs artistes. D’ailleurs, de nos jours les annonceurs veulent des groupes développés. Ils ne veulent plus de musique originale ou de groupes inconnus. Je récapitule, y’a la pub : oui, on nous entend : oui. Ça c’est une réalité. Mais l’autre réalité, c’est que ça ne fait pas vendre des disques pour autant. Ce qui fait vendre des disques, c’est de passer sur les 4 FM importantes. Si tu parviens à passer sur ces FM là, tu vends des disques. Sinon, tu galères. Bien entendu, il y a et aura toujours des exceptions… Mais la règle générale est ainsi. Et quand tu me parles de festivals Gaby, tu n’y joues que si ton disque a marché. Si t’as un disque mais pas de promo, qu’il ne se vend pas, tu n’iras jamais sur ces festivals-là. Concrètement, le business n’a pas changé. On te fait croire que tu dois aller faire de la scène  donc tout le monde joue là-dessus. Les prix des concerts sont monstrueux. Les gars qui parviennent à tourner, faut surtout pas qu’ils s’arrêtent parce qu’en effet ça fait rentrer de l’argent. Mais j’insiste, tu ne fais pas de concert si tu ne vends pas en amont des disques. Oui c’est la crise et il faut repenser les modèles, mais on fonctionne quand même sur d’anciennes idées. Si tu passes en radio, tu vends.

Ginette : Tout à l’heure on parlait de ton passé de rocker chez Silmarils, tu sens une réelle différence avec cette époque-là ?

Brice : Bien sûr ! C’est pas compliqué : il y a 20 ans on jetait l’argent par les fenêtres ! On faisait des clips à un million lourd. Si aujourd’hui t’s 30 000 euros t’es content.

Mademoiselle Marine : Tu faisais des tournées en tour-bus énormes.

Ginette : Aujourd’hui c’est Easy Jet ?

Brice : Oui clairement ! L’argent des disques renflouait les caisses. Il y avait moins d’artistes sur le marché. Il y a eu une explosion du marché avec MySpace. Quand MySpace est arrivé, on s’est rendu compte du nombre de groupes qui jouaient dans leurs caves. Là tu te rends compte que ceux qui parviennent à signer ont une chance énorme. Le marché du disque est tout d’un coup devenu saturé. Ce qu’il faut se dire, c’est que les frais fixes pour développer un groupe n’ont pas changé, sauf que cet argent qu’on jetait par les fenêtres il y a 20 ans, et bien aujourd’hui on le cherche. C’est comme ça qu’on se retrouve avec des plans sociaux dans les maisons de disques. Et si tu es observatrice, tu vas te rendre compte qu’il n’y a aucun groupe de rock qui a émergé depuis 4 ans. Depuis BB Brunes, il y’a plus eu de rockeurs. Pourquoi ? Parce que ça coûte trop cher à développer pour un retour sur investissement incertain.

Ginette : C’est d’une tristesse…

Brice : Le rock c’est trop cher. Enregistrer une batterie c’est hyper cher. Le studio, alors j’sais pas, je vais te dire une bêtise, mais pour 4 titres/jour il te faut un studio incroyable qui va te coûter 800 euros/jour sur 3 jours. Sachant qu’après tu dois faire les guitares… Un groupe de rock c’est trop cher à développer. Depuis BB Brunes on ne produit pas. Après tu vas peut-être me citer Skip The Use et Shaka Ponk mais eux ça fait longtemps qu’ils sont en développement. Ils ont émergés ces dernières années mais ça bossait depuis un moment, ils en sont à leur 2ème peut-être 3ème album. La route a été super longue avant que Skip The Use explose. C’est révoltant.

Ginette : Là, on est loin de l’image romantique qu’on essaie de nous vendre du gars qui fait tout tout seul dans sa piaule et qui réalise un clip avec son téléphone portable…

Brice : Bullshit ! C’est de la connerie ça. Oui tu auras encore une fois une exception par ci par là, mais qu’on ne dise pas que c’est une généralité.

Mademoiselle Marine : Après, aujourd’hui on peut essayer de se faire financer par ses auditeurs, c’est vrai qu’on n’a pas essayé.

Brice : Tu parles des plateformes de crowdfunding comme kisskissbankbank ? Oui tu peux mais t’engranges pas autant que ça et il en faut… Tu peux très bien gagner 50 000 balles, mais après ? Après faut continuer…  Par contre, attention ! Parfois on te fait croire à un succès Youtube qui vient de nulle part, et bien sache qu’il y a souvent une maison de disques derrière. C’est très souvent du fake : ça n’existe pas.

Mademoiselle Marine : Oui mais ça permet de découvrir des artistes qu’on n’aurait pas découvert autrement.

Brice : Oui, bien sûr. Un artiste qui fait 20 000 vues sur une plateforme, il faut le considérer, le prendre en compte.

Ginette : J’ai lu que vous étiez pas mal connus en Angleterre, Amérique latine.

Mademoiselle Marine : C’est lié aux pubs.

Brice : La première c’était Lacoste, pub pour un parfum avec Alexa Chung dans le « rôle » phare. Y’a eu un gros plan média. On a fait le buzz en Angleterre, on est passé sur des grosses chaînes, on a eu des papiers dans le Guardian. Après je ne vais pas te dire qu’on est connu là-bas, mais puisqu’on est inconnu en France, on ne peut pas comparer.

Mademoiselle Marine : Là c’est Kiabi qui nous permet d’arriver en France.

Brice : Kiabi c’est une campagne France/Europe. On a signé pour deux ans avec ce titre. Ce qui est assez sympa avec ça c’est que le morceau sert aux campagnes, donc le titre peut être de nouveau promu dans six mois s’ils s’en servent. Après ça n’a pas des retombées folles, mais ça en a. 

 Ginette: Merci pour tout, c’était un chouette moment !! Vivement l’album et on a hâte de vous voir en live !!

 ————————> Tu peux acheter l’EP ici !! L’album est en préparation. 

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