Projet « ADELLA »

Récemment on nous a contacté à la rédac pour nous présenter Adella. Adella a la musique dans la peau. De formation classique, elle commence la musique à l’école maternelle, le violon! Elle en joue toujours d’ailleurs, elle fait partie d’un orchestre. A côté de ça, elle a un parcours un peu punk, un peu rock, un peu pop, un peu électro. 

Adella est ce qu’on aime ici chez Ginette, pas enfermée dans un parcours, dans une stéréotypie.

On a envoyé la stagiaire pour un entretien, boulevard Montmartre, à la terrasse d’un café, avant qu’Adella ne rejoigne sa régie au théâtre. 

 

RENCONTRE

Adella Press 2015

Ginette : Salut Adella ! Et bien justement, commençons par ton nom ! Sur les réseaux sociaux on te trouve sous le nom « Adella Rock Star » et sur les trois titres que j’ai trouvé, ça ne m’a pas semblé très évident. Est-ce que c’est « rock » ce que tu proposes ?

Adella : Le souci avec les réseaux sociaux c’est qu’avec mon nom seul, je suis introuvable. Il fallait faire efficace. « Adella » n’est pas un projet rock. D’ailleurs, ça fait parfois marrer les gens, on m’a déjà dit « ça fait un peu tu te la pètes ‘Rock Star’ » mais non, c’est que tout était pris, et qu’il fallait quelque chose qui se retienne facilement aussi. Après, ce n’est pas éloigné de moi, on m’a souvent appelé ainsi parce que dans la vie je suis comme ça, « rock n’roll ». Le projet n’est pas vraiment rock, un peu peut-être dans les textes mais pas plus.

Ginette : Après je te dis ça, mais sur les trois morceaux, C’était l’Heure est super punchy.

Adella : C’est le premier titre en effet. C’était électrique. Plus j’ai avancé dans le projet, plus j’ai trouvé que la guitare électrique avait un côté un peu passé. J’avais envie d’une couleur sonore moderne et très identitaire. Je me suis plus orientée vers un côté POP, un peu d’électro aussi mais également du classique car à la base je suis violoniste. Je suis allée vers quelque chose donc de pop, classique, avec des cordes, des arrangements et plus du tout de guitare.

Ginette : Violon/Pop/Electro, à la Vanessa Mae ?

ADELLA ©P. Girod QU6B9179NB

Adella : Je n’en suis pas là. Le violon, j’aime ses sonorités telles qu’elles sont. J’aurais pu le tenter. On m’a prêté un violon électrique avec des pédales, pour moi ce n’est pas utile. Je préfère mettre un effet sur ma guitare folk ou électrique plutôt que sur le violon car, justement, pour moi le violon est là pour apporter cet effet classique.

Ginette : Puisque l’on parle violon, à quel âge as-tu commencé la musique.

Adella : Le violon, vers 4 ans.

Ginette : Ah oui !?

Adella : Oui oui. En revanche, le côté solitaire, je n’aimais pas trop. J’ai très vite intégré un orchestre et en classique j’ai fait surtout de l’orchestre. Je suis toujours dans un orchestre au demeurant. Il s’appelle L’Académie de Musique de Paris et j’y joue toujours.

Ginette : Je crois savoir que tu es passée par le Punk également.

Adella : A l’adolescence. Même au sortir de l’adolescence, j’étais en BTS. J’en ai eu marre du classique, je me suis mise à la basse. Avec des potes on a monté un groupe garage, on répétait dans une cave, pendant environ deux ans. On jouait un peu dans les cafés, pour les potes. C’était vraiment pour s’amuser, ce n’était pas dans le but de se professionnaliser.

Ginette : Le projet « Adella » date de quand ?

Adella : Deux ans. Avant « Adella » je faisais parti d’un duo « Peace of Junk ». On a bossé trois ans sur ce duo, on a sorti un album en digital que j’ai produit et réalisé à la maison (ndlr : Adella est ingénieur du son), on a fait beaucoup de dates à Paris, un peu en Province également. Au bout d’un moment l’entente n’était plus là, les relations étaient compliquées. J’ai mis fin au duo. Pendant un an j’ai complètement arrêté de chanter. J’ai commencé à travailler dans les régies en théâtre et un jour j’ai sympathisé avec une comédienne qui s’appelle Katia Doris, je faisais ses régies. Et un jour je lui ai fait écouter mes chansons, une reprise des Doors également, ce que j’ai fait avec Peace Of Junk… Elle m’a dit que j’avais une voix magnifique et qu’il fallait que je m’y remette. Elle m’a présenté une auteure pour qu’elle m’écrive des textes. Elle m’a poussé. Au passage c’est elle qui a réalisé le clip « C’était l’Heure ». Le texte est de Cathy Steinberg, cette fameuse auteure qu’elle m’a présentée. C’est comme ça que le projet est né. C’est vraiment grâce à elle qui m’a poussé. J’ai fait ce titre, je l’ai envoyé à la radio Le Mouv, pendant trois mois ils l’ont passé. Forcément, quand ils m’ont dit oui tout de suite, je me suis dit qu’il fallait me lancer, qu’il y avait un « truc » à exploiter, que je devais continuer.

Ginette : Tu as réalisé un EP ?

Adella : J’ai 20 titres de réalisés.

Ginette : C’est plus un EP c’est un double album…

Adella : Oui ! Comme on produit nous-mêmes, on a décidé d’un EP concept : 1 titre/1 clip par mois et quand on en a 6, on regroupe sur un EP (ça tombera en mars). On va sortir « Vent d’Autan » le 11/12. J’aime bien l’idée, ça permet d’avoir de l’actualité, on crée un RDV. Sortir directement l’album sous prétexte qu’il est créé, c’est dommage.

Ginette : Tu veux de la vie autour. C’est tout à fait compréhensible. Tu es musicienne, tu composes, tu es ingénieure du son. J’imagine que tu fais tous tes arrangements. Côté visuel, les clips, t’es dessus aussi ?

Adella : C’est plus compliqué. Comme je te disais, « Dis, tu voudrais pas qu’on s’aime » c’est Katia Doris, puis une autre amie Claire-Marie Bronx J’en ai réalisé un moi-même avec un iphone. Et pour le reste on cherche des réalisateurs.

Ginette : Je fais passer le message ! Donc : 6 titres/6 clips !

Adella : Oui ! après on a une autre idée d’EP mais je ne peux pas en parler pour le moment. C’est un autre concept.

Ginette : Il émane de tes morceaux une certaine mélancolie.

Adella : Je dirai plutôt nostalgie. Je suis très rêveuse, très sensible aux histoires des personnes, que ce soit d’un point de vue intime ou amical et il est vrai que chaque chanson parle d’une histoire réellement vécue, je pense que ce que tu ressens vient de là. Je ne romance pas forcément mais j’essaie d’apporter une ouverture pour ne pas que ce soit une mélancolie qui s’enferme.

Ginette : Je parle de mélancolie mais il ne faut pas le comprendre dans le sens « ça sent la dépression, elle en fait des caisses ! ». Surtout pas ! C’est touchant. Ta voix englobe tout ça. Je me suis demandé à un moment si tu étais introvertie ou hyper pudique ou juste ta façon de chanter ?

Adella : C’est ma façon de chanter. Introvertie ? Non. Par contre je suis très pudique, et comme en plus je ne suis pas une chanteuse à voix, ça amplifie ce que tu perçois je pense.  

Ginette : Donc pudique ! Être pudique et chanter en français – sous-entendu sans possibilité de se cacher derrière la langue – c’est un challenge non ? Je ne dis pas qu’en anglais on se planque, mais en français y’a pas de filtre…

Adella : De ça je m’en suis rendu compte en live. Quand tu t’aperçois que tu es face à des gens et que tu racontes des choses très intimes, personnelles, tu te demandes « est-ce que j’assume réellement tout ça ? ». La réponse est OUI mais le live m’a fait me rendre compte que je parlais de choses vraiment très personnelles ; mais en effet je me suis fait la réflexion en live. Quand tu es en famille, à un dîner et qu’on te demande de chanter, et bien dans ta tête tu te dis « Merde, je vais éviter ce titre car tout le monde va savoir que je suis sortie avec ce mec ou je ne sais quoi ! ».

Ginette : Tu participes aussi à l’écriture des textes.

Adella : Et oui !

Ginette : Adella c’est un projet solo ?

Adella : Oui.

Ginette : Tu fais le grand écart entre l’orchestre où vous êtes 60/70 et le projet « Adella ».

Adella : Passer de l’un à l’autre me fait beaucoup de bien. Être seule à la base ce n’est pas évident. Je ne voulais absolument pas faire un projet seule, je trouvais ça fou, effrayant. Quand je vois les humoristes en One Man Show sur scène pendant deux heures, je me dis qu’ils sont fous ! Déjà il m’avait fallu du temps à monter le projet, à vouloir refaire de la musique et au début je ne voulais même pas faire de concert. J’ai dû voir une coach pendant quelques séances qui a pu me débloquer parce que je trouvais ça vraiment compliqué. J’étais tétanisée.

Ginette : Tu es ingénieure du son, tu bosses donc au service des projets des autres. Quand travailles pour toi, parviens-tu à prendre la distance nécessaire ?

Adella : C’est difficile. On a fait des tests en studio, finalement on a préféré els versions travaillées chez moi car on n’a pas su recréer une ambiance, une magie. Il faut vraiment se faire violence, c’est dur, mais il faut se forcer à pousser la production de son. En ce moment je fais le son d’un gars de The Voice – Elliott et sur ses sons à lui je suis à fond et je me dis : « pourquoi sur les miens je ne travaille pas comme ça ? ». C’est violent.

Ginette : Je trouve ça normal. Dans ton projet, tu y mets de ta personne, tes envies, ton intimité, tu t’offres, tu te mets à nu. Pour lui tu fais ton job, ça implique tes qualités professionnelles mais pas ta chair et ton sang. La distance est naturelle. Toi avec toi, c’est forcément plus compliqué.

Adella : Oui et être deux c’est différent, on s’apporte, on suit des directions où bien on en propose. L’échange existe. Seule, j’ai pas de retour. C’est pour ça que la question de chercher un réalisateur se pose sauf que j’ai testé, ça n’a jamais vraiment été. Parfois je me demande si ça tient uniquement d’un manque de confiance en soi, si j’en ai vraiment besoin. Je m’interroge beaucoup sur le thème. Après mon exigence est très forte. Si je pouvais, j’irais voir les Anglais, le réalisateur de Lana del Rey, tout ce petit monde, mais je rêve un peu. 

Ginette: Lana del Rey c’est ce que tu écoutes? Quoi d’autre?

Adella: Pas grand chose. J’ai beaucoup écouté de choses, maintenant plus trop. Lana del Rey j’adore! Par contre je vais à des concerts, je vais voir beaucoup d’artistes. Découvrir des artistes, des talents, ça je le fais.

Ginette: Tu me permettras de conclure sur ça: allez aux concerts !

Adella en tournée!

09/12 – L’International – Paris
10, 11, 12/12 – Jack Daniel’s Honey Tour – (Toulouse)
17, 18/12 – Jack Daniel’s Honey Tour – (Metz)
14/01/16 – Le Café de la Presse – Paris

ADELLA ©P.Girod QU6B9154

 

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