– LA MINE- #1

Samedi 25 juin, 23h.

Alors que la stagiaire glandait chez elle en attendant la dernière émission de Ruquier de l’année et ce, juste pour avoir le plaisir de voir Léa Salamé chialer, et alors qu’elle faisait croire sur les réseaux sociaux qu’elle s’envoyait des shooters avec une bande de gigolos à son service, elle reçoit un coup de fil de l’artiste 3E (—> Tumblr 3E). Ce dernier souhaitait l’amener à l’expo d’un jeune collectif d’artistes à Reims – LA MINE –, mais pour appâter la belle, il lui a parlé de caisses de Champagne et de scènes underground. Bien entendu, la stagiaire a accepté d’aller passer ce dimanche-là   dans le département de la Marne. Ouais…

Dimanche 26 juin, 10H, place de la Nation. 

L’artiste 3E débarque avec son carrosse et comme on n’y connait rien en bagnole alors on dira qu’il s’agissait d’une Fuego ! 

Embarquons pour Reims, enfin, Auménancourt, au centre d’Art et de Culture La Pierre Longe

 

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Photo © 3E

 

Ce jour-là, 3 des artistes du collectif étaient présents:

 

Photos © 3E

 

La stagiaire les a interrogés tous les trois (à suivre dans la partie 2).

Les autres membres du collectifs sont: RAYNALD NAJOSKY/ RSKY, ZYPLOX, ALG, BABYLONE PROD.

RENCONTRE avec le fondateur de – LA MINE –

ANTONI RSM

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(G) Alors, Reims, nouvelle Terre Promise pour les artistes ?

(A RSM) Tu sais on est à Reims, c’est assez frileux. Quand je parle à d’autres artistes d’ailleurs ils me disent « Ah ouais vous avez de la chance. Y’a les caves de Champagne, vous avez de beaux lieux ! ». Certes, mais dans les faits non. Par exemple tu as des caves comme Pommery, où il y a des expos, c’est super mais on n’y voit que des artistes super connus comme Buren. C’est cool oui de voir ces artistes là, mais pensez aussi aux artistes locaux. A Reims on a la chance d’avoir de sacrés artistes, ils font quoi ? Ils se barrent …

(G) Où ils créent un collectif ?

(A RSM) Ouais, ou ils créent un collectif, mais c’est super différent. C’est une tout autre démarche que la démarche qui fait qu’on crée LA MINE. A la base LA MINE c’est mon idée, mon bébé. Comme je n’avais pas forcément accès à un atelier bien qu’il y ait quelques initiatives en ville, il a fallu que je me débrouille. Je connaissais d’autres gens ayant les mêmes soucis que moi alors l’idée de l’association est venue. Là on est un petit groupe, on s’entend bien, on est bien. Je suis le seul dénominateur commun. J’avais déjà repéré des gens, fait une petite sélection. J’aime les gens de qualité, les gens sympas, qui aiment partager. On fera un tas de collaborations artistiques. Il faut que ce soit fait dans la bonne humeur. On ne doit pas se faire prendre ou piéger par des entreprises ou autres.

(G) L’avantage du collectif c’est de créer de l’émulation.

(A RSM) Ecoute : oui ! D’autant plus qu’on a probablement trouvé notre atelier (ndlr : c’est en effet le cas ! la nouvelle est tombée !). C’est compliqué d’avoir un lieu. Le Rémois se prend pour ce qu’il n’est pas : un Parisien.

(G) Sachant que les Parisiens se surestiment déjà…

(A RSM) Je dirai que le Rémois se classe au dessus du Parisien, mais ça, c’est le Champagne : les bulles ! On rit des préjugés mais justement, si on a du mal à trouver des lieux c’est aussi à cause de ça. Quand tu trouves un endroit, et que tu évoques un collectif artistique, les gens flippent qu’on leur bousille leur baraque… L’avantage de l’atelier c’est de se rencontrer. On échange. Une sorte de compétitivité saine se crée aussi.

(G) Oui, des énergies qui se rencontrent, s’alimentent, s’échangent…

(A RSM) C’est ça. Si quelqu’un perce, il emmènera les autres avec lui. Si un autre bloque dans sa création, d’échanger avec d’autres, ça va peut-être lui permettre d’envisager des perspectives auxquelles il ne pensait pas. J’ai fait beaucoup de basket-ball dans ma vie. C’est un sport d’équipe. Avec mes coéquipiers on se connaissait par cœur sur le terrain. J’ai aussi fait beaucoup de musique, j’ai chanté dans un groupe de Metal. Avec ces mecs-là on était comme des frères. Il faut jouer collectif parce qu’à plusieurs on est plus fort. Quand je me suis mis un peu à exploser, je me suis retrouvé seul. Et ça, c’était pas kiffant. Je n’aime pas être seul. C’est ma phobie la solitude. Le plus grand malheur pour quelqu’un c’est de finir seul sa vie. J’aime partager avec des gens bien, et là je suis avec des gens bien. Artistiquement, je me sens très bien.

(G) Les projets à venir de LA MINE ? C’est votre première expo ?

(A RSM) On dit que c’est la première même si dans les faits on a fait une expo à Reims – ATELIERS D’ARTISTES -. En gros les artistes ouvrent leurs ateliers, on peut aller les voir atelier par atelier. Alors, on a mis des œuvres qu’on avait déjà créées pour d’autres projets, mais ici, c’est la première expo – LA MINE –. Toutes les œuvres ont été créées pour cette expo là. Et c’est ça notre but. Y’a des gens qui font tourner les mêmes toiles pendant trois ans. Tu peux le faire si tu tournes dans le pays, mais dans une même ville bof. C’est le problème de Reims, ça tourne en rond.

(G) Oui mais avec – LA MINE – Reims ne tournera plus en rond…

 

 

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