Et le fanzine fut… #LeMecDeLUnderground

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mag edito colo

Chez Ginette, on suit Le Mec de L’Underground depuis si longtemps qu’on n’ose plus se demander si tu sais de qui ou quoi on parle quand on l’évoque alors dans le doute on va te faire un petit topo mais tu peux aussi mater notre interview filmée de Johann Zarca, l’auteur vandale qui a donné naissance à cette bande de cas à la fois désespérés et désespérants.

Le Mec de l’Underground c’est à la fois le nom de de plume et le nom du blog de Johann Zarca qui à côté de ça a écrit trois romans: Le Boss de Boulogne et Phi Prob chez Don Quichotte, et Braquo dans l’Underground, bouquin vendu à la sauvette, en mode vandale durant l’été 2014.

Les protagonistes s’appellent Tonton Pérave, Lakdhar, Constantin (le martyr) ou encore La Frelonne (sa frangine dégénérée à qui il aimerait bien mettre des doigts) et on peut suivre sur le blog leurs aventures aussi dingos que loufoques.

A côté de ça, Le Mec de l’Underground chronique aussi chez StreetPress,et  Marty s’occupe d’illustrer ses propos. Marty et Le Mec de l’Underground sont sur un projet B.D mais en attendant, c’est un fanzine version papier que le binôme vient de nous lâcher. D’ailleurs, tu peux trouver son message appelant à l’édition vandale sur sa page facebook.

Capture d’écran (262)

Ginette: 1/ Pourquoi un Fanzine papier ? 2/ Où en sont les projets B.D ? 3/ T’as quoi d’autre sur le feu?

Le Mec de l’Underground: 1/ Un Fanzine pour rester dans le vandale, parce que l’idée est de détourner des imprimantes. Je suis resté dans l’esprit Do It Yourself, parce que je suis un peu nostalgique de cette époque. 2/ La BD, on continue. 3/ Sinon, peut-être sortir en mode vandale (comme Braquo, sous forme de livre) une compile de mes meilleurs posts, plus une ou deux nouvelles inédites.

Chez Ginette, on ne peut que t’encourager à pratiquer littérature et édition vandales !

Pour ça, contacte Le Mec de L’Underground.

 

Couv' mag finale

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POUR INFO:

Marty fera bientôt l’objet d’un portrait, en attendant, suis-le !

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Projet « ADELLA »

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Récemment on nous a contacté à la rédac pour nous présenter Adella. Adella a la musique dans la peau. De formation classique, elle commence la musique à l’école maternelle, le violon! Elle en joue toujours d’ailleurs, elle fait partie d’un orchestre. A côté de ça, elle a un parcours un peu punk, un peu rock, un peu pop, un peu électro. 

Adella est ce qu’on aime ici chez Ginette, pas enfermée dans un parcours, dans une stéréotypie.

On a envoyé la stagiaire pour un entretien, boulevard Montmartre, à la terrasse d’un café, avant qu’Adella ne rejoigne sa régie au théâtre. 

 

RENCONTRE

Adella Press 2015

Ginette : Salut Adella ! Et bien justement, commençons par ton nom ! Sur les réseaux sociaux on te trouve sous le nom « Adella Rock Star » et sur les trois titres que j’ai trouvé, ça ne m’a pas semblé très évident. Est-ce que c’est « rock » ce que tu proposes ?

Adella : Le souci avec les réseaux sociaux c’est qu’avec mon nom seul, je suis introuvable. Il fallait faire efficace. « Adella » n’est pas un projet rock. D’ailleurs, ça fait parfois marrer les gens, on m’a déjà dit « ça fait un peu tu te la pètes ‘Rock Star’ » mais non, c’est que tout était pris, et qu’il fallait quelque chose qui se retienne facilement aussi. Après, ce n’est pas éloigné de moi, on m’a souvent appelé ainsi parce que dans la vie je suis comme ça, « rock n’roll ». Le projet n’est pas vraiment rock, un peu peut-être dans les textes mais pas plus.

Ginette : Après je te dis ça, mais sur les trois morceaux, C’était l’Heure est super punchy.

Adella : C’est le premier titre en effet. C’était électrique. Plus j’ai avancé dans le projet, plus j’ai trouvé que la guitare électrique avait un côté un peu passé. J’avais envie d’une couleur sonore moderne et très identitaire. Je me suis plus orientée vers un côté POP, un peu d’électro aussi mais également du classique car à la base je suis violoniste. Je suis allée vers quelque chose donc de pop, classique, avec des cordes, des arrangements et plus du tout de guitare.

Ginette : Violon/Pop/Electro, à la Vanessa Mae ?

ADELLA ©P. Girod QU6B9179NB

Adella : Je n’en suis pas là. Le violon, j’aime ses sonorités telles qu’elles sont. J’aurais pu le tenter. On m’a prêté un violon électrique avec des pédales, pour moi ce n’est pas utile. Je préfère mettre un effet sur ma guitare folk ou électrique plutôt que sur le violon car, justement, pour moi le violon est là pour apporter cet effet classique.

Ginette : Puisque l’on parle violon, à quel âge as-tu commencé la musique.

Adella : Le violon, vers 4 ans.

Ginette : Ah oui !?

Adella : Oui oui. En revanche, le côté solitaire, je n’aimais pas trop. J’ai très vite intégré un orchestre et en classique j’ai fait surtout de l’orchestre. Je suis toujours dans un orchestre au demeurant. Il s’appelle L’Académie de Musique de Paris et j’y joue toujours.

Ginette : Je crois savoir que tu es passée par le Punk également.

Adella : A l’adolescence. Même au sortir de l’adolescence, j’étais en BTS. J’en ai eu marre du classique, je me suis mise à la basse. Avec des potes on a monté un groupe garage, on répétait dans une cave, pendant environ deux ans. On jouait un peu dans les cafés, pour les potes. C’était vraiment pour s’amuser, ce n’était pas dans le but de se professionnaliser.

Ginette : Le projet « Adella » date de quand ?

Adella : Deux ans. Avant « Adella » je faisais parti d’un duo « Peace of Junk ». On a bossé trois ans sur ce duo, on a sorti un album en digital que j’ai produit et réalisé à la maison (ndlr : Adella est ingénieur du son), on a fait beaucoup de dates à Paris, un peu en Province également. Au bout d’un moment l’entente n’était plus là, les relations étaient compliquées. J’ai mis fin au duo. Pendant un an j’ai complètement arrêté de chanter. J’ai commencé à travailler dans les régies en théâtre et un jour j’ai sympathisé avec une comédienne qui s’appelle Katia Doris, je faisais ses régies. Et un jour je lui ai fait écouter mes chansons, une reprise des Doors également, ce que j’ai fait avec Peace Of Junk… Elle m’a dit que j’avais une voix magnifique et qu’il fallait que je m’y remette. Elle m’a présenté une auteure pour qu’elle m’écrive des textes. Elle m’a poussé. Au passage c’est elle qui a réalisé le clip « C’était l’Heure ». Le texte est de Cathy Steinberg, cette fameuse auteure qu’elle m’a présentée. C’est comme ça que le projet est né. C’est vraiment grâce à elle qui m’a poussé. J’ai fait ce titre, je l’ai envoyé à la radio Le Mouv, pendant trois mois ils l’ont passé. Forcément, quand ils m’ont dit oui tout de suite, je me suis dit qu’il fallait me lancer, qu’il y avait un « truc » à exploiter, que je devais continuer.

Ginette : Tu as réalisé un EP ?

Adella : J’ai 20 titres de réalisés.

Ginette : C’est plus un EP c’est un double album…

Adella : Oui ! Comme on produit nous-mêmes, on a décidé d’un EP concept : 1 titre/1 clip par mois et quand on en a 6, on regroupe sur un EP (ça tombera en mars). On va sortir « Vent d’Autan » le 11/12. J’aime bien l’idée, ça permet d’avoir de l’actualité, on crée un RDV. Sortir directement l’album sous prétexte qu’il est créé, c’est dommage.

Ginette : Tu veux de la vie autour. C’est tout à fait compréhensible. Tu es musicienne, tu composes, tu es ingénieure du son. J’imagine que tu fais tous tes arrangements. Côté visuel, les clips, t’es dessus aussi ?

Adella : C’est plus compliqué. Comme je te disais, « Dis, tu voudrais pas qu’on s’aime » c’est Katia Doris, puis une autre amie Claire-Marie Bronx J’en ai réalisé un moi-même avec un iphone. Et pour le reste on cherche des réalisateurs.

Ginette : Je fais passer le message ! Donc : 6 titres/6 clips !

Adella : Oui ! après on a une autre idée d’EP mais je ne peux pas en parler pour le moment. C’est un autre concept.

Ginette : Il émane de tes morceaux une certaine mélancolie.

Adella : Je dirai plutôt nostalgie. Je suis très rêveuse, très sensible aux histoires des personnes, que ce soit d’un point de vue intime ou amical et il est vrai que chaque chanson parle d’une histoire réellement vécue, je pense que ce que tu ressens vient de là. Je ne romance pas forcément mais j’essaie d’apporter une ouverture pour ne pas que ce soit une mélancolie qui s’enferme.

Ginette : Je parle de mélancolie mais il ne faut pas le comprendre dans le sens « ça sent la dépression, elle en fait des caisses ! ». Surtout pas ! C’est touchant. Ta voix englobe tout ça. Je me suis demandé à un moment si tu étais introvertie ou hyper pudique ou juste ta façon de chanter ?

Adella : C’est ma façon de chanter. Introvertie ? Non. Par contre je suis très pudique, et comme en plus je ne suis pas une chanteuse à voix, ça amplifie ce que tu perçois je pense.  

Ginette : Donc pudique ! Être pudique et chanter en français – sous-entendu sans possibilité de se cacher derrière la langue – c’est un challenge non ? Je ne dis pas qu’en anglais on se planque, mais en français y’a pas de filtre…

Adella : De ça je m’en suis rendu compte en live. Quand tu t’aperçois que tu es face à des gens et que tu racontes des choses très intimes, personnelles, tu te demandes « est-ce que j’assume réellement tout ça ? ». La réponse est OUI mais le live m’a fait me rendre compte que je parlais de choses vraiment très personnelles ; mais en effet je me suis fait la réflexion en live. Quand tu es en famille, à un dîner et qu’on te demande de chanter, et bien dans ta tête tu te dis « Merde, je vais éviter ce titre car tout le monde va savoir que je suis sortie avec ce mec ou je ne sais quoi ! ».

Ginette : Tu participes aussi à l’écriture des textes.

Adella : Et oui !

Ginette : Adella c’est un projet solo ?

Adella : Oui.

Ginette : Tu fais le grand écart entre l’orchestre où vous êtes 60/70 et le projet « Adella ».

Adella : Passer de l’un à l’autre me fait beaucoup de bien. Être seule à la base ce n’est pas évident. Je ne voulais absolument pas faire un projet seule, je trouvais ça fou, effrayant. Quand je vois les humoristes en One Man Show sur scène pendant deux heures, je me dis qu’ils sont fous ! Déjà il m’avait fallu du temps à monter le projet, à vouloir refaire de la musique et au début je ne voulais même pas faire de concert. J’ai dû voir une coach pendant quelques séances qui a pu me débloquer parce que je trouvais ça vraiment compliqué. J’étais tétanisée.

Ginette : Tu es ingénieure du son, tu bosses donc au service des projets des autres. Quand travailles pour toi, parviens-tu à prendre la distance nécessaire ?

Adella : C’est difficile. On a fait des tests en studio, finalement on a préféré els versions travaillées chez moi car on n’a pas su recréer une ambiance, une magie. Il faut vraiment se faire violence, c’est dur, mais il faut se forcer à pousser la production de son. En ce moment je fais le son d’un gars de The Voice – Elliott et sur ses sons à lui je suis à fond et je me dis : « pourquoi sur les miens je ne travaille pas comme ça ? ». C’est violent.

Ginette : Je trouve ça normal. Dans ton projet, tu y mets de ta personne, tes envies, ton intimité, tu t’offres, tu te mets à nu. Pour lui tu fais ton job, ça implique tes qualités professionnelles mais pas ta chair et ton sang. La distance est naturelle. Toi avec toi, c’est forcément plus compliqué.

Adella : Oui et être deux c’est différent, on s’apporte, on suit des directions où bien on en propose. L’échange existe. Seule, j’ai pas de retour. C’est pour ça que la question de chercher un réalisateur se pose sauf que j’ai testé, ça n’a jamais vraiment été. Parfois je me demande si ça tient uniquement d’un manque de confiance en soi, si j’en ai vraiment besoin. Je m’interroge beaucoup sur le thème. Après mon exigence est très forte. Si je pouvais, j’irais voir les Anglais, le réalisateur de Lana del Rey, tout ce petit monde, mais je rêve un peu. 

Ginette: Lana del Rey c’est ce que tu écoutes? Quoi d’autre?

Adella: Pas grand chose. J’ai beaucoup écouté de choses, maintenant plus trop. Lana del Rey j’adore! Par contre je vais à des concerts, je vais voir beaucoup d’artistes. Découvrir des artistes, des talents, ça je le fais.

Ginette: Tu me permettras de conclure sur ça: allez aux concerts !

Adella en tournée!

09/12 – L’International – Paris
10, 11, 12/12 – Jack Daniel’s Honey Tour – (Toulouse)
17, 18/12 – Jack Daniel’s Honey Tour – (Metz)
14/01/16 – Le Café de la Presse – Paris

ADELLA ©P.Girod QU6B9154

 

°° Le Monde de #Fafi °°

Mis en avant

Si cette semaine The Place To Be est à Toulouse au WOPS! Festival créé par la talentueuse Fafi, c’est en juin, alors qu’elle posait ses Fafinettes sur les murs du Quai 36 – Gare du Nord que la stagiaire est allée à sa rencontre.

fafinette

La graffiti-artist avait annoncé sa présence à l’événement sur les réseaux sociaux. La stagiaire avait alors pris l’initiative de se pointer au quai 36 assez tôt ce vendredi-là. Alors qu’elle ne pensait faire qu’un reportage photo, elle a engagé la conversation avec Fafi qui lui a filé rencart quelques heures plus tard. Ensemble, elles sont parties casser la croûte non pas au restaurant « Miss Banh-Mi » qu’elle a ouvert avec une de ses amies mais au McDo face à la gare parce que c’était moins loin, tout simplement.

On a discuté Quai 36, WOPS! Festival mais aussi marché de l’art !

RENCONTRE

Ginette : Ça me fait super plaisir que tu aies accepté une interview comme ça à l’improviste, après une journée à graffer Gare du Nord – Quai 36 -.

Fafi : Gros kiff Ginette, gros kiff !

Ginette : Peux-tu me dire ce que tu fais en ce moment Quai 36 ?

Fafi : C’est un projet d’embellissement de la gare initié par un collectif, une asso qui s’appelle QUAI 36. Ca fait un moment que l’équipe bosse dessus. Ils m’avaient contacté il y a un an et demi et ça y est on est passé à la pratique.

Ginette : Le laps de temps est énorme…

Fafi : Travailler avec des institutions prend toujours beaucoup de temps. Entre l’idée et la réalisation, il y a tout un process qui prend du temps. Quand on a conscience de ça, on ne s’étonne pas qu’il ait fallu 1 an et demi voire 2 ans pour que ça se réalise.

Ginette : Ils t’ont contacté comment ?

Fafi : Je connaissais Marianne, la DA (ndlr : directrice artistique), c’est ma cousine. Cela dit, sans ça j’aurai sûrement été contactée quand même.

Ginette : Tes Fafinettes sont à l’heure qu’il est toutes belles sur ce fameux Quai 36.

Fafi : Oui, ça c’est un premier boulot. Il y a aussi le projet d’un mur floral mais ce n’est pas encore accepté, donc à voir. Là aussi c’est souvent compliqué quand on travaille sur des lieux publics. Du tissu sera utilisé, c’est potentiellement inflammable donc on attend qu’on nous réponde. (ndlr : hélas, la création du mur n’a pas eu lieu comme espéré)

Ginette : Tu parles du même style d’installation qu’il y avait eu à l’expo ?

Fafi : Oui, comme à l’expo, comme à Hawaï aussi. Art Basel c’est mon nouveau délire, mon nouveau dada. C’est super cool mais très laborieux, il faut une équipe. Seule ce n’est pas possible, je n’ai pas de patience, ça me fait péter un plomb. Il faut qu’on soit plusieurs pour que ça aille vite mais aussi pour qu’il y ait une ambiance sympa. Si ça dure plus de deux jours tu perds les gens, c’est très répétitif comme exercice.

Ginette : Hawaï c’est une nouvelle destination.

Fafi : Ce serait pas mal n’est-ce pas ? Non c’était ponctuel. C’était pour POW ! WOW ! festival de street art organisé par Jasper Wong et son équipe. Ils vont ouvrir à Long Beach et à Taïwan. C’est une chouette équipe. On s’y retrouve entre graffeurs, ils font des ateliers musique pour les kids. Je ne connaissais pas Hawaï, j’y suis allée avec mon fils, il me regardait bosser.

Ginette : A Hawaï !

Fafi : Ça va, c’était pas trop dur.

Ginette : En même temps, le travail paye ! Ça fait un petit moment que tu fais ton bonhomme de chemin !

Fafi : Ouais, 20 ans !

Ginette : Ne dis pas ça je vais me sentir obligée de calculer mon âge… Si je soustrais 20 à… Ouais ça fait un moment que tu roules ta bosse !

Fafi : Je fais 40 ans cette année en même temps…

Ginette : Justement, il y a 20 ans le street art, c’était comment ?

Fafi : C’était pas à la mode comme aujourd’hui. Très peu en vivait. C’était encore un peu underground, moi j’aimais les trucs interdits. Un mélange d’art et d’interdit, pour moi c’était « the perfect match ».

Ginette : Rien que ces dernières semaines, les événements ou hommage street art tu en as eu à la Pinacothèque : y’a une expo sur le pressionnisme. A l’Institut du Monde Arabe il y a eu une expo qui s’appelait « Street Art : du Bronx aux rues arabes », à Montmartre un hommage à Dali, les cultures urbaines en général, le street art en particulier sont passés de l’état d’underground/ « sous-cultures » pour certains/ « contre-cultures » pour d’autres à de la « pop » culture, au sens « mainstream », non ?

Fafi : Oui, mais ce n’est ni étonnant ni anormal. A un moment donné tu as quelque chose de nouveau qui « provoque » la société, au fil du temps cette même société assimile cette culture. Regarde le tatouage. Il n’y a plus rien de provoquant ou de provocateur quand tu te tatoues aujourd’hui. C’est presque devenu original de ne pas en vouloir. Tout se digère. Les marques de luxe aussi ont fait appel aux graffeurs. C’est une mode.

Ginette : C’est donc une bonne nouvelle pour toi ?

Fafi : Pas forcément. Tu sens l’évolution quand tu entends des gamins dirent « je veux être street artiste pour gagner ma vie ! ». Quand j’ai commencé il y a 20 ans, ce n’était pas du tout l’idée, l’optique était différente : de l’art en bravant les interdits.

Ginette : De toute façon il y a 20 ans en vivre ce n’était pas possible.

Fafi : Clairement pas. Aujourd’hui oui. Là où ça devient ennuyeux, c’est quand en vivre devient une fin en soit. Communiquer, transmettre c’est important. N’espérer que de gros projets avec les marques non. Aujourd’hui, quand je m’associe à une marque c’est pour pouvoir continuer à faire de l’art qui ne me fait pas ou peu gagner ma vie, comme la bande-dessinée par exemple. Pour moi, travailler avec une marque ce n’est certainement pas une consécration, c’est vraiment parce que je veux voir vivre mes autres projets.

Ginette : Il y a une question qui se pose beaucoup dans le monde de l’art urbain. Cette question concerne les ventes aux enchères en particulier. Du Street Art en salle des ventes, cela a-t-il un sens ?

Fafi : Tout se vend. Tu auras toujours quelqu’un pour acheter.

Ginette : Il existe des cotations ?

Fafi : Bien sûr, depuis longtemps. JonOne par exemple et depuis longtemps. C’est pas le seul. Après, si on parle légitimité de vendre des œuvres street en salle des ventes sachant que ces œuvres n’ont appartenu à personne. Réellement ce sont de « fausses » œuvres. On demande à l’artiste des œuvres en faisant passer l’œuvre comme ayant appartenue à quelqu’un d’autre – c’est super relou comme affaire moi j’participe pas aux enchères, on m’a demandé, ça ne m’a pas intéressé -. Concrètement, je préfère vendre via ma galerie à un passionné ou quelqu’un qui a eu un coup de cœur qu’à quelqu’un qui n’a de but que la plus-value et qui va miser sur toi comme sur un poulain.

Ginette : On cause du festival ?

Fafi : 40 ans, marre de ne penser qu’à ma gueule et de ne faire des projets que pour moi, envie de faire quelque chose, de transmettre quelque chose, de laisser mon égoïsme de côté. Et l’idée de ce festival est apparue. J’ai participé à pas mal de festivals : Coachella, Art Basel etc. et je n’en ai pas trouvé qui mêlaient tout ce que j’aime : autant dans la musique, l’art, les rencontres avec les artistes, des chasses à l’œuvre dans la ville. J’ai donc créé le festival WOPS ! On est une petite équipe, on a attaqué les démarches il y a un an et demi, cherché des financements. On est ravi. C’est une très belle aventure humaine, vraiment c’est génial à faire, génial à vivre.

Ginette : Et puis Toulouse c’est la maison…

Fafi : C’est LA MAISON, chez mes parents, Michel et Anne-Marie!

Alors tu l’auras compris, si tu es à Toulouse, tu sais où aller !!

WOPS! Photo téléchargée sur la page facebook du WOPS! Walk On The Pink Side! Festival

* Abou de flish * #GillesBotineau

Mis en avant

Tu vas dire que j’évoque souvent ma pote Pam mais il se trouve que nos chemins se croisent souvent. Elle fait partie de ces gens qui adorent organiser des soirées et j’fais partie de ces gens qui ne demandent pas leur reste quand on leur en propose une. Je participe à l’un d’entre elles il y a presque un an, une sorte de brunch de Noël où les règles étaient simples: boire et manger jusqu’à l’épuisement… Alors forcément, dans ces ambiances-là y’a un peu tout le monde qui parle à tout le monde d’à peu près tout et n’importe quoi. Et, à un moment très précis, j’entends un gars demander à un autre: « Alors ce bouquin, il sort quand? ». Je m’incruste: « Ah ouais t’as écrit un bouquin? Quel genre raconte! ». Le gars me répond: « Tu connais Aldo Maccione? ». D’un coup je sens que dans ma tête ça fait des chocapics et là, le surmoi faiblissant au fur et à mesure que le taux d’alcool montait dans le sang, je me mets à chanter et à danser (dans ma tête, car je ne danse que dans ma tête):

Puis j’lui dis que d’un coup y’a une vague de nostalgie qui s’empare de moi, parce que oui, c’est facile et réducteur d’associer Aldo – A L D O – Maccione à une pub pour Carambar alors que le mec a quand même jouer pour Claude Lelouch et quelques autres. Aldo c’est l’acteur populaire au propre comme au figuré, au point où son prénom est entré dans le langage courant: « Faire son Aldo ».

Le livre que nous propose Gilles Botineau et qui est paru au mois de juin est une lettre ouverte à l’acteur. Il présente sa biographie mais surtout toute l’admiration et la passion qu’il ressent pour lui. Opération réhabilitation?

Aldo Maccione la classe! de Gilles Botineau, préface de Claude Lelouch, aux éditions Christian Navarro.

Aldo Maccione la classe! de Gilles Botineau, préface de Claude Lelouch, aux éditions Christian Navarro.

Rencontre

°°° Gilles Botineau, journaliste, auteur, réalisateur °°°

Gilles Botineau, journaliste, auteur

Ginette : Salut Gilles. Tu viens d’écrire un livre sur un acteur que tu chéris, Aldo Maccione. Quel est ton métier ?

Gilles Botineau : Le métier qui me fait vivre c’est journaliste. Après, je me définis plutôt comme scénariste et réalisateur, un peu producteur car je développe mes propres projets. J’ai des passions qui m’animent mais ne me font pas vivre. A côté de ça y’a le journaliste, qui m’intéresse vraiment et qui me permet d’avoir un salaire. Je précise quand même qu’il s’agit de journalisme ciné et culturel donc ça ne m’éloigne pas du tout du monde qui me passionne, au contraire. C’est un apport, un complément qui me permet de rencontrer du monde, créer des réseaux et élargir ma culture. Ca nourrit mon écriture, mes projets.

Ginette : Peux-tu me décrire ton parcours ?

Gilles Botineau : Assez classique. J’ai un bac littéraire – j’ai toujours eu un goût pour l’écriture – et j’ai enchaîné avec un DEUG D’Arts du Spectacle à Angoulême, histoire d’avoir un apport théorique, c’était vraiment dans le but d’acquérir une culture car le DEUG même à l’époque où il existait ne servait pas à grand-chose.

Ginette : Ayant moi-même poursuivi des études d’arts du spectacle je ne te dirai certainement pas le contraire. Cela dit, ça m’a permis de poser des bases théoriques et de m’intéresser à d’autres arts.

Gilles Botineau : Clairement, ça a cette fonction.

Ginette : Tu t’es arrêté là ?

Gilles Botineau : Non, j’ai ensuite été pris dans une école de cinéma 3IS. Le DEUG m’a permis de bien réfléchir à ce que je voulais faire. On sait que les écoles de cinéma coûtent très cher, alors on essaie de ne pas se tromper. C’était une école en trois ans, on avait de la pratique, ça changeait de la fac, on se confrontait à des réalités. C’était bien mais surtout la dernière année était consacrée aux projets et concrètement, ça permettait de poser quelque chose sur le CV. On devait faire une fiction en pellicule et un documentaire en numérique. Je ne regrette pas ce choix.

Ginette : Comme un book pour un photographe ?

Gilles Botineau : Exactement.

Ginette :Tu étais déjà attiré par le documentaire ?

Gilles Botineau : Pas du tout. Je ne pensais même pas en faire à la base. Je suis très intéressé par des tas de sujets, la politique, l’écologie mais je ne me voyais pas travailler ce format-là. Pour le projet d’école je n’avais pas le choix et finalement c’était bien car ça m’ouvrait à autre chose. J’avais choisi de travailler sur un docu-fiction : c’est passé. Le sujet était dans la présentation des rapports amoureux hommes/femmes depuis la préhistoire, c’était très ambitieux. J’ai fait ça en 2006 ça commence à être vieux. Après, ce qui m’a réellement amené vers le documentaire c’est le journalisme. Au bout de quelques temps, tu te rends compte que tu interviewes toujours les mêmes, tu tournes en rond ! En trois ans j’ai interviewé trois fois Franck Dubosc, il a beau être très sympa il n’empêche que tu tournes en rond. A côté de ça, il y avait un tas d’artistes que j’adorais et qu’on mettait de côté, et bien l’évidence m’a conduit à aller du côté du documentaire. Je précise quand même qu’en sortant de l’école je suis allé vers la production, puis la régie. J’ai rencontré Patrick Timsit avec qui j’ai sympathisé, et comme j’étais régisseur il y avait une proximité de fait. Il m’explique qu’il cherche un nouvel assistant pour son nouveau spectacle, je l’ai suivi un an en tournée. En parallèle je continuais à écrire, faire des courts-métrages. J’ai ensuite eu l’occasion de devenir chroniqueur sur un site qui s’appelait DVDrama qui était une institution à l’époque. Il leur fallait quelqu’un spécialisé dans le ciné français car ils étaient quand même plus portés sur le cinéma étranger (américain, asiatique). J’y suis resté presque huit ans. Le site est devenu Excessif.com qui a été racheté par TF1 et j’ai travaillé pour TF1. Je n’avais aucune formation de journalisme et avec le recul je me dis que c’était une chance. Je ne connaissais pas l’art de l’interview, j’y allais comme je sentais et ça marchait plutôt bien car je sortais des cases toutes faites et formatées de l’interview ciné. Bien entendu il y a toujours des questions promotionnelles : est là pour vendre le film ! Mais sortir des sentiers battus plaisaient aux artistes que je rencontrais. Savoir comment s’est passé le tournage et si « machin » est sympa dans la vraie vie… Mouais… Non quand j’ai un Poelvoorde face à moi, je préfère y aller à la déconnade et tenter de creuser le personnage de la sorte. Au final y’a des personnes comme Jaoui qui ont appelé mes supérieurs pour dire que je faisais du bon boulot. Berléand a même envoyé chier son attachée de presse qui trouvait mes questions trop longues alors qu’il les trouvait pas mal. Et ça, ça m’a donné l’envie de poursuivre, de continuer, de creuser. C’est comme ça que j’ai travaillé sur Aldo Maccione.

Ginette : Allons-y, parlons d’Aldo !

Gilles Botineau : Je voulais donc réaliser un documentaire sur cet acteur que j’aime vraiment. J’ai commencé un tas de démarches, contacté son agent mais je n’ai jamais eu de retour. Aldo est un vieil ours qui va fêter ses 80 ans. Il a été maltraité par ce monde du cinéma, quand il a quitté ce milieu, il n’était pas très heureux. Et j’imagine qu’il est méfiant. Mon livre c’est une lettre ouverte à Aldo, une lettre qui lui montre que je l’aime, je suis bienveillant, rien de mal n’émane de moi, je suis fasciné par votre parcours, je souhaite vous rencontrer et je l’espère faire un documentaire sur vous. Rien d’autre.

Ginette : C’est une très longue lettre !

Gilles Botineau : Oui, elle tient dans un livre.

Ginette : Est-ce que c’est pour ça que ce livre n’a rien d’académique et qu’il est écrit simplement, dans un style très frais ?

Gilles Botineau : L’académisme c’est tout ce que je voulais éviter. Une biographie wikipedia c’est pas trop mon style. Certes tu apprends des choses mais c’est stérile. Ensuite, l’académisme… Tu sais quand tu prononces « ALDO MACCIONE » le premier mot accolé c’est « RINGARD » et ça m’est insupportable, je déteste ce mot. Qu’on n’aime pas soit. Le traiter de ringard c’est non. Que ces gens qui le méprisent tentent de faire sa carrière! J’avais envie de prendre sa défense. C’est un plaidoyer, je suis donc je m’inclue dedans d’où le style utilisé. Mon ambition était de dire « Non Aldo Maccione n’est pas le ringard que vous décrivez ! ». Il a toute une page sur Nanarland. Après, j’suis pas d’accord avec leur définition du nanar. Pour moi ils confondent ou mélangent comme tu veux « nanar » et « navet » ce qui est différent.

Ginette : Le nanar peut-être un très bon film.

Gilles Botineau : Pas le navet. Alors oui Aldo a fait quelques nanars, c’est l’époque qui voulait ça ; Galabru aussi.

Ginette : Pour info Max Pécas tu le mets où ?

Gilles Botineau : A deux doigts du navet. Zéro style. Zéro histoire. Zéro gag. Décor : Saint-Tropez et nanas à poil. En revanche y’a un bon documentaire sur lui avec images d’archives et ce qui est sûr c’est que le mec n’avait aucune prétention si ce n’est faire du fric et basta. Le personnage devient sympathique quand on a vu le documentaire et ça permet de réévaluer de film et là tu te dis « OK le mec a juste embarqué ses potes et a gagné sa vie de manière très sympathique ! ». Pourquoi s’en priver ? Tu as le droit de n’avoir aucune ambition.

Ginette : En réalité, ce dont je voudrais parler c’est de comment on l’a perçu et si c’est du mépris ou de la boutade. Quand tu m’as dit que tu écrivais sur Aldo, j’ai été la première à te chanter la chanson de la pub Carambar. Je ne suis pourtant pas « hostile ». En fait, pour moi Aldo c’est lié à mon enfance, l’évoquer ça me fait sourire, j’aimais beaucoup gamine. Certes ce n’était pas Gérard Philippe, le dire ce n’est pas forcément le mépriser. En revanche, je pense qu’il existe bien un mépris du cinéma que l’on dit « populaire » et qu’il existe aussi un mépris des « intellos » du ciné. Il a été une vraie star populaire.

Gilles Botineau : Oui mais ça on l’oublie car ses films ne passent pas à la télé, y’a pas de DVD et ceux qui parlent de lui le traitent de ringard.

Ginette : Penses-tu qu’il s’agisse d’un mépris de genre voire de classe ?

Gilles Botineau : Dans son cas oui. Après il y a des exceptions. Je pense à Louis de Funès. Aujourd’hui on parle de génie ce sur quoi je suis d’accord, à l’époque il en a pris plein la face. Idem Pierre Richard. On l’a dégommé, aujourd’hui il a 20 pages dans Les Cahiers du Cinéma. Même lui en rit. Aldo n’a pas connu cette évolution par les penseurs du cinéma. En même temps, on a décrié de Funès mais il jouait dans des films de Gérard Oury qui lui n’était pas mal considéré. Aldo Maccione n’a pas de film fort hélas, à part peut-être L’Aventure c’est l’Aventure ou Mais où est donc passée la 7ème Compagnie ? Mais il apporte quelque chose d’indéniable même avec un côté dragueur, bebête… Mais vraiment il n’est pas que ça. Regardez ses film, intéressez-vous à lui, son parcours, il le mérite.

Ginette: Merci Gilles !

Johann Zarca #1

Mis en avant

Le 20 août dernier, PHI PROB (éd. Don Quichotte), le dernier roman du jeune auteur Johann Zarca A.K.A Le Mec de L’underground arrivait dans toutes les bonnes librairies.

A cette occasion, l’équipe de Ginette en partenariat avec Thierry Marcos, réalisateur pour SHARK Films a rencontré le théoricien de la littérature vandale, et de cette rencontre est née ce film.

Notre présentation se fera en deux temps:

  • #1 le film
  • #2 l’intégrale de l’interview rédigée et les coulisses du film

A VOS CLICS !

Volutes… partent en fumée #2

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Nous voilà de retour pour vous narrer les coulisses du sublime clip de Volutes — Commun Malaise —  réalisé par Kévin Brunet il y a quelques semaines.

Alors, il existe deux versions du clip: une version non censurée, qu’on appellera chez Ginette: « French touch » et une version floutée qu’on appellera « US touch ». Ben ouais, entre les exigences des réseaux sociaux et la protection des mômes, mieux vaut se préparer.

French Touch:

US Touch:

Pamela, la pote bookeuse et manageuse m’a appelé pour voir si une interview en direct du tournage me brancherait. J’aurais bien voulu mais franchement, se bouger le cul un jeudi matin durant les vacances de Pâques à 6H00 pour aller à Clichy et bouffer en plus de la ligne 13… C’était non! Par contre, la stagiaire… la stagiaire a dû mettre son réveil très tôt ce matin-là. Souci: elle a débarqué à 10H00. Depuis, on l’a remplacé. En réalité, le tournage avait pris pas mal de retard et l’important était qu’elle nous rapporte de bons entretiens. Sa mission était donc de faire le tour du tournage avec son micro, sans se perdre entre le BBQ, les coulisses et les fioles d’absinthe.

Compte-rendu.

En aparté avec la modèle, Laura.

©FrédéricGRAFFT

©FrédéricGRAFFT

Ginette : Qui es-tu et que fais-tu là ?

Laura : Je suis modèle photo et un peu photographe. Je fais aussi de la vidéo à l’occasion d’où ma présence. J’ai été appelé par Christophe. J’aime ce que le groupe fait, leur univers m’est proche. Ils font du rock. J’ai aussi fait de la musique, plus dans univers metal mais j’aime vraiment ce qu’ils proposent.

Ginette : Quel rôle as-tu dans le clip ?

Laura : Je suis la seule femme. Je danse. Je représente un fantasme qui naît avec la consommation d’absinthe. Je suis ce qui ressort d’un rêve. Je sais juste que l’ambiance sera vaporeuse. J’apparais aussi bien nue qu’habillée. Je trouve ça sympa.

Laura s’en va pour reprendre le tournage.

En aparté avec la régisseuse, Laurence.

©FrédéricGRAFFT

©FrédéricGRAFFT

Ginette : Qui es-tu et que fais-tu là ?

Laurence : Ma mission moi est de faire en sorte que tout le monde aille bien et soit heureux. C’est une belle mission. L’équipe ne doit jamais manquer de rien, je reste à l’affût. J’aime ça.

Ginette : Tu parles de tournage ou dans ta vie en général ?

Laurence : En général. Être au service de l’autre et être utile, c’est ce que je sais faire. J’ai passé ma vie à faire ça, à être ça. Quand j’étais assistante de direction je faisais en sorte que dans l’entreprise tout aille et qu’on soit heureux. Je suis écrivain, je fais en sorte que mes lecteurs soient heureux. Je serai bientôt psychologue et je vais faire en sorte que mes patients soient heureux.

Ginette : C’est joli tout ça. Certainement épuisant d’offrir tant d’énergie mais c’est joli. Comment te retrouves-tu ici ?

Laurence : Je connais Christophe le chanteur de longue date. Il avait besoin de quelqu’un à la régie. Pamela la manageuse ne pouvait être là. J’avais fait tourner Christophe dans l’une de mes bandes-annonces, il me fait bosser sur son clip. Rien d’extraordinaire, rien que du normal.

A ce moment-là Christophe nous interrompt pour nous montrer sa potion magique de chanteur… Attention, la recette est légèrement plus compliquée que celle d’une Jeannette mais les cordes vocales du rockeur lui disent merci : de l’eau, du citron, du miel, du guarana… Que demande le peuple ? La suite.

La stagiaire goûte en premier parce que bon, les mélanges de salive à 10H30 c’est un peu tôt pour elle et par simple politesse hoche de la tête en faisant croire que c’était délicieux.

En aparté avec celle qui a fait que tout le monde était beau, Sandra.

©FrédéricGRAFFT

©FrédéricGRAFFT

Ginette : Qui es-tu et que fais-tu là ?

Sandra : Je suis Sandra. J’ai une agence de conseil en image qui s’appelle Paris New Style. J’ai une longue expérience dans la mode comme responsable achats ou directrice de collections. J’ai mis en place une opération avec Femme Actuelle, je vais en faire une autre avec une marque de cosmétique de luxe. C’est assez varié.

Ginette : Comment tu définirais ta mission ?

Sandra : Je suis principalement dans le conseil stylistique mais aujourd’hui je m’occupe aussi du maquillage. Je ne suis pas maquilleuse professionnelle bien qu’ayant suivi une formation en maquillage, mais ce que l’on fait ici rentre complètement dans mon domaine de compétences.

Ginette : Comment tu te retrouves ici ?

Sandra : C’est Laurence la régisseuse qui m’a demandé d’être là maintenant pour le clip de Volutes.

Sandra part pour une urgence retouche. PH a la peau sèche et a besoin de ses talents d’enlumineuse.

En aparté avec le photographe de plateau, Frédéric Grafft. Comble du photographe de plateau, c’est que forcément, il ne se photographie pas lui-même, la stagiaire a dû s’y coller…

Effet Vache qui rit: la reporter photo prend en photo le photographe qui prend en photo les backstages...

Effet Vache qui rit: la reporter photo prend en photo le photographe qui prend en photo les backstages…

Ginette : Qui es-tu et que fais-tu là ?

Fred : Je suis photographe professionnel depuis une vingtaine d’années. J’ai trois passions : le rock, les sports de glisse et les automobiles anciennes. Volutes est un groupe de rock, je suis donc au bon endroit aujourd’hui.

Ginette : Et comment se retrouve-t-on au bon endroit ? C’est une question qui m’obsède.

Fred : Au hasard de connaissances. Aujourd’hui je m’occupe des photos du plateau, du making off. J’ai de la chance, on a de très belles lumières qui ont été placées alors c’est un vrai plaisir de travailler ici pour ce tournage. De belles lumières, de la bonne musique, il ne m’en faut pas plus.

En aparté avec un électro, Alexandre.

©FrédéricGRAFFT

©FrédéricGRAFFT

Ginette : C’est ton tour gars !

Alexandre : Super !

Ginette : Qui es-tu ?

Alexandre : Mon nom de scène du jour sera Kanibal Kebab.

Ginette : Non, ne pourris pas mon interview… Que fais-tu ?

Alexandre dit Kanibal Kebab : [rires] De la lumière, j’suis électro.

Arrive Léo. Lueur d’espoir ! (ndlr : champ sémantique : la lumière, note bien ça !)

©FrédéricGRAFFT

©FrédéricGRAFFT

Léo : Salut Ginette, moi je suis Léonard Sobrino, je suis chef élec sur ce magnifique tournage.

Alexandre dit Kanibal Kebab : Non mais t’es sérieux ? On parle à Ginette et tu dis « Bonjour, gnagnagna ! ».

Léo : Big up au responsable du BBQ, c’est réellement un délice. Quel merveilleux tournage, on a des saucisses.

Alexandre dit Kanibal Kebab : Ah ben bravo, là t’es dans les bonus DVD « Léonard Sobrino, gnagnagna ».

La stagiaire aurait adoré parler des heures des raisons pour lesquelles ils ont été choisis par le réalisateur, sur leurs parcours, leurs expériences, plein de blabla à la con mais il n’y avait plus de saucisses, donc aucune raison de perdre du temps avec notre apprentie reporter.

Là, un barbu affamé débarque, y’a plus de saucisses alors il se lance dans la cuisson des côtelettes. Bien entendu, la stagiaire reste au taquet !

En aparté avec l’assistant réalisateur, Thierry.

©GabyFidus Et Coutumes

©GabyFidus Et Coutumes

Ginette : Hop hop hop, qui va là ?

Thierry : Bonjour Ginette, je suis Maître Grilladin.

Ginette : Non mais crotte de bique, toi aussi tu me la joues j’utilise une fausse identité pour me pourrir le reportage ?

Thierry : Ouais ! Ce sera « Thierros Marcos c’est Gratos » !

Ginette : Enflure !

Thierry dit Thierros Marcos c’est Gratos : Tu sais la grillade c’est tout un métier…

Ginette : Tu fais ça depuis 6H ce matin ?

Thierry dit Thierros Marcos c’est Gratos : Oui. Exactement !

Ginette : Escroc, tu viens d’arriver au poste côtelettes.

Thierry dit Thierros Marcos c’est Gratos : La grillade ça se prépare avant tout dans la tête Ginette. Tu sais, une fois que j’aurai ravi les estomacs de tout le monde, mon poste partira en fumée alors profite de moi là maintenant.

Ginette : Pffff. Sinon, là-haut tu branles quoi ?

Thierry dit Thierros Marcos c’est Gratos : Je veille à ce que tout le monde ait le ventre plein Dame Ginette.

Ginette : T’es un salaud.

Thierry dit Thierros Marcos c’est Gratos : Tu sais, tout est dans l’ambiance et l’énergie qui se dégagent là-haut sur le tournage. Quand ça commence à peser, je me dis qu’il est temps d’apporter une bonne côtelette.

Ginette : Où est le maître balai ? Je sens qu’il a mille fois plus de choses à me raconter.

Thierry dit Thierros Marcos c’est Gratos : C’est aussi moi. Une fois qu’ils sont repus, je ramasse. En gros, mon rôle c’est ambianceur. Je t’ai dit que j’étais Maître Grilladin mais faut pas déconner, je débute. Je me retrouve seul là, c’est bizarre.

Ginette : Tout seul ? Et moi je ne compte pas ? Mon interview, mon micro, ma vie…

Thierry dit Thierros Marcos c’est Gratos : Désolé. Je dois te laisser, les ventres m’appellent.

Une nouvelle tête se présente. Enfin tente de s’échapper quand il aperçoit la stagiaire, mais c’est sans compter sur sa ténacité, ou son manque de dignité, chacun y verra ce qu’il y veut.

En aparté avec l’assistant opérateur, Julien.

©FrédéricGRAFFT

©FrédéricGRAFFT

Julien dit Gégé : Alors comme ça c’est toi Ginette ?

Ginette : Bien vu ! C’est moi ! Je peux te demander de te présenter ? Paraît que c’est toi Gégé.

Julien dit Gégé : Qui m’a balancé ?

Ginette :No comment.

Julien dit Gégé : Tu es défigurée par la peur Ginette. Ma réputation me précède-t-elle ?

Ginette : J’avais juste une pensée pour Le Lapin Rose.

Julien dit Gégé :C’est moi. Oh non, tu as donc vu les photos ? Tu as plus de 18 ans ? Tu sais que normalement j’apparais dans tous les clips mais Kévin avait besoin d’un assistant cam. Sinon c’est moi qu’on verrait à poil. Hé tu sais quoi Ginette ? J’suis abonné à ta page.

Ginette :Fayot !

Julien dit Gégé :Ben ouais !

Ginette :On parle du tournage ?

Julien dit Gégé :On parle de Ginette ?

Ginette : Que te dire si ce n’est que j’ai réussi à débaucher le Maître Grilladin comme binôme pour la réalisation de mon premier webdoc ? Hein ? On oublie le tournage. On va quand même dire que tu fais de la photo! 

Dans la partie 3, vous aurez les entretiens réalisés avec Pamela la manageuse du groupe, Kévin Brunet le réalisateur du clip et bien entendu, les quatre membres du groupe VOLUTES.

Soyez au RDV, ils le méritent.

En attendant, tu peux trouver leur tube en devenir — Commun Malaise — ici !

Très bientôt !

Très bientôt !

VOLUTES… partent en fumée #1

Mis en avant

Héhéhé, comme dirait l’autre… Salut à toi !

Je ne sais pas si tu te souviens de la première interview de Ginette, mais j’y parlais de ma pote Pam qui est bookeuse et manageuse, tu sais celle qui m’a ouvert la porte avec Fancy. Si t’es nostalgique, ou pire, si tu as la mémoire courte, tape-toi un clic !

Bref, Pamela, les poches pleines de bons plans, me confie qu’elle bosse avec un groupe de rock. En fait faut être précis, un groupe de rock français qui chante en français… Le groupe s’appelle VOLUTES. Pour te donner une idée, tape-toi le teaser!

En janvier, je me pointe au Cavern Club, non loin du Pont Neuf. J’risque pas d’oublier la soirée. Le nom du club est bien trouvé: une sorte de grotte en sous-sol avec un vieux puits dans lequel t’oses pas regarder de peur de voir surgir Sadako

Cependant, bien que t’aies l’impression d’être dans d’anciennes oubliettes, tu te mets vite dans l’ambiance et… quelle ambiance. Volutes est un vrai groupe de rock français. Ils chantent et jouent vraiment bien. Les musiques sont entraînantes, efficaces. Et les textes… extrêmement bien travaillés. Volutes est un groupe engagé. Alors, engagé ça veut tout dire et rien dire à la fois. Quand Miss France défend la veuve et l’orphelin, on peut dire qu’elle est engagée… En effet… Toutefois, on ne va pas se mentir, quand on parle engagement avec Volutes, on parle vraiment. Le groupe a joué pour le 1er mai aux côtés de syndicats mais aussi à la Marche contre Monsanto.

Il y a quelques semaines, on a envoyé la stagiaire sur le tournage de leur premier clip Commun Malaise réalisé par Kevin Brunet. La stagiaire a passé la journée avec le groupe et l’équipe technique, et elle n’a pas fait que se gaver de merguez et boire de l’absinthe.

Pour savoir ce qui a bien pu se dérouler derrière cette porte, RDV ICI Mardi 30 juin.

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En attendant l’interview des coulisses du tournage, n’oublie pas que VOLUTES jouera et présentera le clip le même jour au Réservoir.

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